Laurent PERBOS

  • Né en 1971 à Bordeaux, France
  • Vit et travaille à Marseille, France

Après des études aux Beaux-Arts de Bordeaux, Laurent Perbos s’installe à Marseille. Il y développe une activité artistique qui puise ses inspirations principalement dans des activités de masse et de divertissement, issues de cultures populaires (tel le jeu, le sport, le bricolage, etc.), ce qui lui a valu en 2015 une carte blanche pour l’exposition “Sculpture Club” au Musée National du Sport à Nice. Il a intégré dans la Collection Fondation Villa Datris en 2014 avec Niobé, présentée dans l’exposition Sculpture du Sud.

Les préoccupations plastiques de Laurent Perbos visent à matérialiser des notions poétiques. Il nous fait évoluer dans un monde imaginaire dans lequel les objets prennent vie grâce au contre-emploi qu’il leur inflige. Un monde dans lequel les choses ont subi une métamorphose aussi formelle que philosophique. Il utilise des procédés poétiques comme la métaphore, et crée des œuvres ambivalentes aussi bien mentales que visuelles afin d’imposer le récit sur l’image. Ses sculptures s’inscrivent dans la pure tradition de l’assemblage, mélangeant le réel, celui d’objets simples, et le merveilleux en référence au mythe et à la fable…

  • Bois de chêne massif, tubes de cuivre | 2016
  • 175 x 100 x 80 cm
    Courtesy de l’artiste – © ADAGP – Photo Pierre Guerville

L’œuvre Rubble s’inspire de sculptures déjà réalisées auparavant, comme parpaings et souches, rassemblées cette fois-ci au sein d’une seule et même installation. Issues d’un vocabulaire de formes et de matériaux différents, toutes ces sculptures seront, par un savant jeu de disposition, liées les unes aux autres et formeront un espace narratif. Un tas de parpaings en chêne massif s’éparpillent au sol tandis qu’une végétation, faite de tuyaux de cuivre, gagne progressivement ce semblant d’architecture. Au travers de cette hypothétique civilisation détruite, rongée progressivement par la nature, c’est bien la déchéance d’un monde avili par la contemporanéité que Rubble évoque. Un monde de faux semblant où les marbres sont devenus plâtres, les pierres précieuses du plastique,  les ruines des parpaings. Une sorte de tragédie grecque où la dramaturgie sonne faux…

Une nouvelle beauté contemporaine, qu’il vaut mieux ne pas déplorer mais plutôt apprendre à regarder…

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