Laurent PERBOS

  • Né en 1971 à Bordeaux, France
  • Vit et travaille à Marseille, France

Après des études aux Beaux-Arts de Bordeaux, Laurent Perbos s’installe à Marseille. Il y développe une activité artistique qui puise ses inspirations principalement dans des activités de masse et de divertissement, issues de cultures populaires (tel le jeu, le sport, le bricolage, etc.), ce qui lui a valu en 2015 une carte blanche pour l’exposition “Sculpture Club” au Musée National du Sport à Nice. Il a intégré dans la Collection Fondation Villa Datris en 2014 avec Niobé, présentée dans l’exposition Sculpture du Sud.
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Les préoccupations plastiques de Laurent Perbos visent à matérialiser des notions poétiques. Il nous fait évoluer dans un monde imaginaire dans lequel les objets prennent vie grâce au contre-emploi qu’il leur inflige. Un monde dans lequel les choses ont subi une métamorphose aussi formelle que philosophique. Il utilise des procédés poétiques comme la métaphore, et crée des œuvres ambivalentes aussi bien mentales que visuelles afin d’imposer le récit sur l’image. Ses sculptures s’inscrivent dans la pure tradition de l’assemblage, mélangeant le réel, celui d’objets simples, et le merveilleux en référence au mythe et à la fable…

  • Plâtre polyester, acier thermolaqué | 2013
  • 175 x 100 x 80 cm
    Collection Fondation Villa Datris – © ADAGP – photo Caroline Chevalier

Niobé se vanta devant qui voulait l’entendre de sa fécondité et se moqua de Léto, qui n’avait donné le jour qu’à Artémis et Apollon. Mais c’était là s’attaquer aux dieux, et la malheureuse Niobé l’apprit à ses dépens. Indignés d’une telle présomption, les deux enfants de Léto tuèrent ceux de Niobé ; entendant les cris de ses enfants agonisants, et à la vue de cet horrible spectacle elle fut comme pétrifiée ; pris de pitié, Zeus la changea en rocher, d’où coulèrent ses larmes sous la forme d’une source. Dans la Lydie antique, il y avait une source intarissable qui, disait-on, était Niobé qui pleurait ses enfants pour l’éternité.

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