Gabriel SOBIN

  • Né en 1971 à Salon-de-Provence, France
  • Vit et travaille à Lacoste, France

« Prendre une pierre dans sa main, et s’arrêter. Peu importe quelle pierre, son origine, sa couleur ou autres qualités. Sans le savoir, vous êtes naturellement en lien avec cette matière fondamentale : l’origine de la Terre, et les premières formes de vie. Cette interaction essentielle avec le minéral existe depuis l’aube de l’humanité sur notre planète. Comme moyens de survie avant tout (outils) mais aussi en tant que liaisons avec l’intangible, qu’il soit nommé l’inconnu ou le sacré. Ce lien primordial incarne pour moi l’origine de la sculpture, dans toute son extraordinaire diversité. La création n’est-elle pas une urgence ? Un espace de liberté capable de modifier notre perception de la “réalité” ? Mon travail est en ce sens primitif, issu du désir de matérialiser et de relier entre eux des thèmes basiques et fondamentaux. Explorer la lumière et le mouvement dans le minéral me permet d’unir le fixe aux métamorphoses incessantes du vivant. Une goutte d’eau taillée, ou bien une onde sonore, peuvent alors se matérialiser en une surprenante interaction née de ces mêmes paradoxes. »

Gabriel Sobin
  • Onyx d’Iran et marbre noir de Belgique | 2006
  • 2 x 200 x 40 x 17 cm
    Collection Fondation Villa Datris – © ADAGP – Photo Tim Perceval

­Ces deux Lames sont des témoins silencieux d’un espace/temps décalé ; elles ont été, sont, et seront des énigmes : quelles sont leur fonction ? Que nous disent-elles ? C’est peut-être dans la question (suspension) qu’une réponse (minérale) germera.

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