ARCHITECTURE ET SCULPTURE UN PARCOURS DANS LES ARTS DE L’ESPACE

Après avoir gravi les marches du perron, on découvre en pénétrant dans le hall de la Villa deux sculptures d’André Bloc (1896-1966), architecte et sculpteur, fondateur du groupe Espace, autour duquel s’organise et se ramifie l’esprit de l’exposition ARCHI-SCULPTURE. Ces deux œuvres d’André Bloc illustrent bien les deux facettes de la thématique abordée et leur point de fusion, avec d’une part une maquette futuriste d’un Petit Habitacle, et d’autre part, une sculpture Habitacle aux formes organiques.

HOMMAGE A TRISTAN FOURTINE,

architecte et co-fondateur de la Fondation Villa Datris

Comme l’ensemble de cette exposition ARCHI-SCULPTURE, la première salle, intime, est dédiée à Tristan Fourtine, compagnon de Danièle Kapel-Marcovici, architecte et co-fondateur de la Villa Datris. Dans cette pièce, nous découvrons des maquettes de ses réalisations architecturales dans leur environnement avec, tout d’abord, une résidence privée en Provence, un bâtiment abritant le siège et le centre de distribution de la société Rajapack Belgique et un ensemble de logements sociaux dans le nord de la France réalisés avec son associé Damien Lecuyer. Prêtée par le Centre Pompidou, nous pouvons découvrir également la maquette du projet du Stade de France de Jean Nouvel, avec lequel Tristan Fourtine a collaboré au sein de l’équipe participante. Dans la bibliothèque sont exposés ses instruments d’architecte, plusieurs remarquables balances faisant partie de son importante collection personnelle, des ouvrages et des périodiques dont l’Architecture d’Aujourd’hui, des catalogues consacrés à André Bloc et au Groupe Espace ainsi que des photographies d’architecture prises au cours de ses divers voyages.

LE GROUPE ESPACE : une pensée d’avant-garde

Dédiée au Groupe Espace, la salle suivante propose une approche historique de la recherche de synergie entre architecture et sculpture au XXe siècle. En effet, le Groupe Espace, fondé en 1951 par André Bloc avec Félix del Marle et Étienne Béothy, a eu pour objectif de défendre une vision moderniste à travers une véritable synthèse des arts. Dépassant la simple approche fonctionnelle, il a mis en place une relation dynamique entre art et architecture, dans la lignée du constructivisme et de ses préoccupations sociales. Chef de file du Groupe Espace, André Bloc a été un créateur visionnaire aux talents multiples, peintre, sculpteur, ingénieur, architecte et éditeur de revues dont L’Architecture d’Aujourd’hui, fondée en 1930 et Art d’Aujourd’hui, en 1949. Le Groupe Espace fut rapidement rejoint par des artistes, architectes ou urbanistes comme Sonia Delaunay, Jean Dewasne, Jean Gorin, Edgard Pillet, Ionel Schein, Nicolas Schöffer, Pierre Székely. À partir d’une pratique transdisciplinaire et expérimentale, le Groupe a cherché à définir une nouvelle spatialité, en fusionnant notamment structure et masse, avec une vision encore très actuelle. On le voit avec les deux Sculptures Habitacles d’André Bloc, l’une massive, en plâtre, creusée d’alvéoles comme une ruche et l’autre, perchée, toute en réseau de fils métalliques. Il y a aussi le Paquier, 1951, bloc lumineux d’Emile Gilioli, ou l’Antisculpture colorée en ronde-bosse de Jean Dewasne, ainsi que les œuvres de Robert Jacobsen et Le Corbusier. Avec l’artiste hongrois Nicolas Schöffer, on aborde la notion théorisée de « spatiodynamisme », cette « intégration dynamique et constructive de l’espace dans l’œuvre plastique » qui prend forme avec esthétique et élégance dans son œuvre Lux XI. Héritier de la pensée d’André Bloc, l’architecte Claude Parent réalise à son tour une surprenante passerelle entre art et architecture avec la Maison Cabriolet, maquette en bois et plexiglas.

DANS LA MASSE

Dans la lignée des recherches du Groupe Espace sur la synthèse des arts, cette salle parcourt la frontière entre art et architecture, qui s’estompe peu à peu pour laisser émerger des œuvres véritablement transversales. L’expérimentation de matériaux divers vient donner corps à cette exploration du dialogue et de l’osmose entre le bâti et la sculpture. Cette approche ouvre tous les horizons du possible et de surprenantes confrontations, avec notamment Jean Dubuffet et la fantaisie de son Castelet L’Hourloupe en résine époxy peinte, ou Catherine Bret-Brownstone avec ses Edifices qui s’érigent en porcelaine blanche vernissée et ajourée. Les deux sculptures d’Eduardo Chillida, Lurra, offrent une masse dense et ramassée avec puissance en blocs quasi hermétiques de terre chamotée, tandis que Milène Guermont sonde la profondeur de la matière et laisse parler le béton avec son petit mur sensible, MINI AGUA. Il y a aussi cette maquette en frittage de poudre de la fantomatique Gue(ho)st House du tandem Berdaguer et Péjus. Du côté des architectes, l’approche est purement sculpturale avec Edgard Pillet, ou Odile Decq, avec Noir Fracture, en bronze patiné, ou encore Antti Lovag avec ses créations futuristes comme animées d’une vie organique.

VUES DE L’ESPRIT

Pénétrant à leur tour sur le territoire de l’architecture, les artistes s’approprient certains outils de représentation de projet - comme les axonométries, les visualisations en 3D ou les maquettes - accédant ainsi à de nouveaux modes de perception. Cette incursion dans le regard prospectif de l’architecte prend les formes les plus diverses. Nicolas Grospierre s’intéresse à la représentation photographique axonométrique à travers deux œuvres Volkenbrazil, et 3D -> 2D, qui elle est accessible par un viseur. Hiératique, la Cité en bronze de Maki Georgeon, s’élance sur d’étranges pilotis, tandis que Valery Koshlyakov, élabore ses Iconus, improbables structures en carton. L’intervention d’un miroir concave modifie la perception et accentue le mystère et la préciosité des œuvres de Jean-Charles Pigeau, sculptures en plâtre et feuille d’or : Vacuité, 2008, Templo circular, 2008-2009, Colonne céleste, 2010. Le sculpteur Etienne-Martin empiète lui aussi sur le terrain des architectes avec sa Maquette de l’église de Bron-Parilly, 1952, exposée pour la première fois, sorte de ruche d’avant-garde qui évoque ses Demeures, sculptures-habitats.

DESSINER L’ESPACE / DESSINER DANS L’ESPACE

Chevalier-meta_cites4_2Arts de l’espace, architecture et sculpture prennent corps par l’intermédiaire du dessin, de la ligne graphique. Pour l’architecte, le dessin est essentiel : il lui permet d’élaborer son projet (au sens de « dessein») qui passe ainsi du statut de « cosamentale» à celui de la réalisation concrète. La pensée et le concept s’incarnent, s’ancrent dans le réel. L’architecte voit son dessin prendre forme dans l’espace. L’artiste, lui aussi, voit le dessin émerger du papier pour prendre forme dans l’espace. La sculpture peut s’animer sous forme de lignes graphiques tracées dans l’air ou surgir du sol comme un reptile en bronze poli, à l’image de l’espiègle ZigZag en bronze de Laurent Baude, ondulant comme le monstre du Loch Ness. Avec Sol LeWitt et son Cube en acier peint, signé, daté, s’opère une véritable mise en perspective tridimensionnelle dans l’espace. Hommage à F. Brunelleschi, la sculpture lumineuse de Françoise Schein, The Art of Looking, est une mise en scène de la perception visuelle de la perspective selon les principes découverts à la Renaissance. Dans d’autres œuvres lumineuses, le halo des néons blancs créent une distanciation entre réel et virtuel chez François Morellet, 2+4 angles droits n°3, ou chez Pierre Malphettes, avec Une Fenêtre, tandis que Miguel Chevalier immerge le spectateur dans l’univers numérique de ses Méta-Cités. En contrepoint, sont présentées des maquettes d’architectes avec Bernard Tschumi, Folie« Buvette du Triangle », parc de la Villette, ou Dani Karavan dont on retrouve les lignes exigeantes et épurées dans un projet et la vidéo Maquette de l’Axe Majeur et vidéo Axe Majeur-Rencontre entre l’espace et le temps. Enfin, l’installation d’Amy Yoes propose un environnement linéaire, à la fois clinique et cérébral, rehaussé par la blancheur des néons.

 

L’APPEL DE L’INFINI (rêves d’infini)

Anonymised-Production-HDLe mythe de la tour sans fin n’a cessé de fasciner l’humanité. Avec ses gratte-ciels des temps modernes, l’architecture est partie en quête de l’infini et de l’éternité. Et à leur tour, les artistes ont trouvé leur inspiration dans New York et ses vertiges, les lumières de la ville et la magie de ses reflets… Betty Bui en procure une captivante vision, avec les buildings suspendus par des filins d’acier de sa Ville invisible en verre sablé peint. Niki de Saint Phalle exalte la virilité de la tour de Wall Street, et Liam Gillick, l’esthétique séquentielle urbaine avec Anonymised Production. Francesco Marino Di Teana érige La Tour Jardin en acier inox, et Benoît Luyckx, son Gratte-ciel Projet 1, en marbre noir de Belgique. Optant pour un humour décalé, Annette Streyl présente deux versions en laine de la Fernsehsturm Berlin, avec ou sans structure. La ville s’estompe et devient surnaturelle et spectrale avec les Ombres fantômes, Villa Datris, de Jacqueline Dauriac, œuvre numérique projetée, ou encore une œuvre de la Série Furtive« In situ, Infini» d’ombres portées d’Hélène Vans. Avec les pliages et dépliages à l’infini, l’œuvre fragile et captivante de Sarah Sze, Notepad, laisse surgir et s’ériger des projets éphémères. La fantaisie intervient aussi dans ces architectures sans fin, avec le cycle ininterrompu du mur mobile rouge USUYUKI / CHANTIER III, imposante installation de Manuel Merida, ou l’inattendue Bloom Games d’Alisa Andrasek et José Sanchez, en matériau plastique rose fuchsia aux dimensions aléatoires. Larissa Sansour évoque une tour politique symbolique avec Nation Estate, et Dan Graham signe l’absolue perfection d’une maquette d’architecture, Pavilion Porte de Versailles, élaborée en miroir et aluminium – devenue sculpture à part entière.

 

PLIER – DÉFORMER

8--Ralph-BERNABEI-&-Carlos-ABRECHT---Assemblage-AB-1Le sculpteur exerce toute la liberté de sa main pour façonner : il plie et déforme. Pour l’architecte, cela n’a été rendu possible qu’avec le développement des logiciels de DAO, dessin par ordinateur, et de conception tridimensionnelle comme Catia. S’il devient parfois difficile de suivre les formes de plus en plus folles des architectes contemporains, certains cultivent une dimension poétique, comme Jean-Yves Barrier, avec ses Cinq petites maquettes de la série des Nomades de couleur vive, où la dimension purement artistique prédomine. Dans son travail de sculpture, avec l’épure idéale de Trait 52, Chantal Atelin rejoint l’esprit du groupe Espace et la recherche de spatialité, point de convergence art et architecture. Les artistes s’appliquent pour la  plupart à contempler la beauté et la simplicité des formes qui se plient et s’emboîtent, comme Sarah Oppenheimer, avec S-1013-1, pièce en aluminium anodisé et verre, Regina Falkenberg, avec sa Sculpture 21 en aluminium ou Nathalie Elemento, avec ses boîtes conceptuelles. Le Temple de lumière 3 de Jean-Claude Reussner, en  marbre transparent du Thasos, offre lui aussi une vision sublimée, alors que le tandem d’artistes Martine Feipel et Jean Bechameil préfère bousculer les perceptions des grandes barres d’immeubles avec Façade Nord. De son coté, avec Pavillon Parker #6, Rémy Jacquier propose une oeuvre futuriste, avec la maquette d’un projet architectural à la fois esthétique et insensé, dont les coursives déclinées en volutes infinies évoquent les réseaux routiers des cités modernes… En point d’orgue, la boucle est bouclée avec le duo Ralph Bernabei et Carlos Abrecht– l’un est architecte, l’autre artiste – et leur Assemblage AB1, une énigmatique maquette en inox, verre, métal et bois, telle un ovni

UN TOIT ÉPHÉMÈRE (temps fragiles)
49--Tadashi-KAWAMATA---Collective-Folie-La-VilletteDepuis les années 70, l’architecture se déstructure et se modifie en profondeur, sous l’effet d’une double prise de conscience. D’une part, la prise en compte de  l’impact écologique des bâtiments, et d’autre par celui des catastrophes naturelles qui entraînent des désastres sur les villes, sous fond de crise économique… La précarité et le souci écologique influent sur la vision des architectes qui se tournent vers des matériaux naturels ou de récupération, un habitat nomade ou temporaire…. Ces préoccupations sont d’une grande acuité chez l’architecte Shigeru Ban, dont la maquette de logement d’urgence Paper Log House, Kobe, Site Model II, est constituée de carton, tissu, bois, plastique et ficelle. De son côté, Tadashi Kawamata fait lui aussi appel à une forme d’arte povera, avec son installation en fétus de bois, Collective Folie La Villette n°5, ou Anthony Caro, avec son tréteau de bois, Trestel. Quant à Szajner, il édifie l’imposante et fragile tour Mujò, avec de simples baguettes de mikado… Enfin, l’installation de Hap Tivey, Tea Sky offre une combinaison de matériaux simples : le bois, la soie, le canevas, confrontés avec les outils de la modernité que sont les impressions numériques et l’éclairage LED..

LE TEMPS À L’ŒUVRE

L’architecture, à l’épreuve du temps, offre une nouvelle fécondité artistique. À travers les souvenirs, l’évocation des ruines, les réinventions. Ce travail sur la mémoire, fondé sur les vestiges de l’architecture est particulièrement abouti chez Anne et Patrick Poirier, avec la Medusa d’Aphrodisias et 2235 après Jésus-Christ, grande maquette phosphorescente. Les archéologies intérieures de Jean-Paul Philippe dessinent un nouveau monde, avec sa maquette en porphyre et bois,  Entre Terre et Ciel…la tour méridienne, ou bien Marelle, pièce à l’encre, aquarelle et incisions sur marbre de Carrare.  Avec Denis Pondruel, cette réappropriation prend la forme d’un hommage dans son œuvre T 25 – « des morts/les phrases singulières »  en béton, fibre optique et verres colorés, qui se réfère au poème Le Cimetière marin de Paul Valéry. La relation au temps est au cœur de l’œuvre de Joris Van de Moortel, avec Scale Model GNO, maquette d’une exposition et également mise en abîme, instantané d’un accrochage susceptible d’une évolution ultérieure. On retrouve cette perception du temps dans The Labyrinth Runner, de Robbie Cornelissen, film d’animation retraçant le parcours d’un jeune garçon qui court à travers des espaces architecturaux. Dans un autre registre, le Cement Truck de Wim Delvoye, présente un camion toupie en inox customisé à la mode gothique, tandis que Jean Denant, offre une vision fragmentaire et nostalgique avec ses Module n°4 à Module n°10. Et avec La Fratrie, on s’embarque dans le doux délire de leurs compositions abracadabrantes un peu rétros et mélancoliques que sont : It’s Hard to leave this shitty paradise, The Best is yet to come, ou La Misère est plus douce au soleil. Pour sa part, l’artiste Lorenz Estermann propose des concepts de maisons en carton, avec Strandhaus VII, Strandhaus II, et Game Lodge, et Gabriel Sobin évoque les vestiges de la mémoire avec des empreintes sur la roche d’une carrière, dans une installation in situ. Une vidéo de Jette Hampe, bis hierher, jusqu’ici, complète cet ensemble où figure également une maquette en carton plume de Sou Fujimoto, Many Small Cubes, fragile image de l’architecture.

LE JARDIN DE SCULPTURES

Une fois franchi le grand portail du jardin de la Villa Datris, d’emblée, on est mis en présence d’œuvres qui, chacune à sa manière, offrent leur vision de la thématique de cette nouvelle exposition Archi-Sculpture. À droite, se dessinent les fenêtres de marbre de Carrare de Jaildo Marinho, Tres Stelas - Bonnieux, qui semblent danser dans l’espace, contrastant avec l’énergie des poutrelles d’acier rouge vif de Nicolas Sanhes, IP1, convulsives et dressées devant la façade de la Villa. Un peu plus loin à droite, se trouve une structure en bois peint jouant sur le concept de la porte signée par Bernard Cousinier, Passeporte en croix 00-2015. Monumentale, l’installation de Tilman conçue in situ pour la Villa Datris s’impose dans la partie gauche de la cour, ludique assemblage multicolore en bois et aluminium peints qui porte bien son titre spirituel : Artitecture III.
En ressortant dans le jardin côté sud, vers la Sorgue, s’impose, juste à gauche, la statue de Jean Nouvel, en aluminium peint de Xavier Veilhan, architecte incontournable de notre temps campé par un artiste contemporain. A droite, toujours le long de la façade, s’élance avec puissance l’énigmatique sculpture en acier corten de Norman Dilworth, 4x2 ½, 2008-2010, entre édifice et totem. Un peu plus loin, on découvre la sculpturale double porte encastrée en inox et acier corten de Jean Suzanne, Prémices d’architecture, et Porte à faux – 200 de Philippe Gourier, en acier thermolaqué. Une surprise attend ensuite le visiteur avec l’installation de Daniel Buren, Elévation colorée,  2015, conçue pour le site, qui métamorphose le nouvel ascenseur dans une spectaculaire interaction avec la Villa Datris. Au gré de la promenade dans le délicieux jardin méditerranéen, on va à la rencontre des œuvres au détour de la végétation et des allées.il y a la singulière sculpture de Medjid Houari, Equilibre, en laiton et cuivre, l’humoristique Souvenir de la Tour Eiffel, de Joan Miró, et près des bambous, l’œuvre sphérique enchanteresse de Pancho Quilici, Information circulante, en aluminium et verre, créée spécialement pour la Villa Datris. Juste à côté s’élève l’arbre en acier en hommage à Tristan Fourtine, Les Outils de l’architecte de Henri-François Dumont. Vient ensuite l’énigmatique sculpture Sans titre, de Vincent Mauger, telle un icône des temps modernes en plaques d’inox découpées, tubes aluminium et boulonnerie d’inox, ou bien encore l’étrange origami en aluminium laqué jaune et blanc de l’architecte Jean-Yves Barrier, Sculpture Nomade et aussi le dédale de  Vera Röhm, Labyrinthe d’ombre, module 768, en aluminium laqué blanc. La déambulation se poursuit avec une pièce de Ciris-Vell en aluminium, Horizon 2050, dressée en bord de Sorgue, puis L’Architecture de la Mémoire, en acier et granit noir de Miguel Isla, qui surgit au cœur des bosquets. La monumentalité de l’architecture reprend ses droits avec Francesco Marino Di Teana, Hommage à Lao Tseu, puissante pièce en acier corten qui se dresse vers le ciel comme une stèle, hiératique et sereine. L’œuvre de Jean-Claude Meynard, World, vient boucler la boucle, en proposant aux regards sa grande sphère en aluminium, acier et inox marine, superbe sculpture fractale à l’image d’une boussole d’orientation pour l’architecte et pour l’homme. Et s’offre encore l’émerveillement de la vision poétique de l’installation Entrevoir, 2015, d’Ernst Günter Herrmann sur la Sorgue, tendue au-dessus de la rivière - pour finir en beauté.


Valérie de Maulmin

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